samedi 12 novembre
Bombarde et Biniou
Que de jours passés entre ces deux clichés, que de jours, que de vies, et que d'amour pour notre patrie, patrie de naissance et patrie de coeur.Peu importe ou je suis , ou j'ai été , ou je serais, tant que mes oreilles vous entendront jouer, instrument a vent, par excellence, symbole de nos tempetes , et symboles de nos efforts, bombardes et binious, vous m'irez toujours droit au coeur;quelques notes égrenées, quelques airs de gavotte, de plinn, d'aan dro ou de laridé, de jabadao ou de gwerz, ou de ma douce derobée me font meme ici de retour sur ma lande, venir les larmes au yeux; ce sont les appels des anciens à nos générations, la tradition persistante par exxcellence, le renouveau de la celtitude, la respiration de nos coeurs gwen ha du ( blancs et noirs comme notre drapeau ), comment les refuser puisque l'armée française, vous a utilisées pour motiver nos marins, nos soldats bretonnants , qui ne comprennaient encore pas le français , pour passer à l'attaque, defendre la mere patrie, en vous plaçant à l'avant des troupes avant l'assaut, comme nos cousins écossais et irlandais, que l'armée a reconnu votre mérite , nos vaillants ancetres, en vous remerciant et acceptant , chose inimaginable, la création d'un bagad toujours conservé dans la marine, le Bagad de Lann Bihoué, le plaisir que vous y prenez à y jouer ,pays que vous etes, au service de la république, est l'écho de votre terre, l'amour de votre mer, le bleu et le vert en vos yeux, melés d'embruns quelquefois dans vos cheveux, représentent encore a eux , certaines couleurs si représentatives de notre terre, sonnez encore et encore, mais sonnez dorénavant la joie de la paix et non plus l'appel au combat, nous avons appris le français , un peu perdu le breton, savourons la joie de servir la cause de la république en donnant encore de nombreux militaires,
mais cette fois pour servir la paix, nous brillants voyageurs, essaimés par le monde, représentez nous encore et encore, melez vous toujours aux plaisirs de la vie, et rappelez partout ou vous passez au son aigrelet mais si puissant de la bombarde, aux accords musclés en souffle du biniou, que partout nous serons chez nous quand nous vous entendrons, sonnez sonnez donc, freres bretons
mercredi 02 novembre
Toussaint , jour des défunts, deux jours anodins pour certains, capitaux pour nous celtes .
La religion mais plus encore la foi de nos ancetres est présente dans notre vie de tous les jours, tout comme la mort, ne le croise t on pas deja aux carrefours de nos chemins, n'en garde t on pas le souvenir de ces etres aimés, dans nos cimetieres, si beaux, si fleuris, si propres, comme nos demeures, blanches et vives à la fois, ce ne sont que leurs présences que nous y retrouvons, par leurs absences. La mort chez nous, malgré l'Ankou, squelette recouvert d'une longue cape et armée de la Faux qui fauche la vie,symbole dans nos legendes de la Mort, n'est qu'un passage a une autre vie meilleure, pas de réincarnation, seulement une autre forme de vie. Ici un enterrement n'est pas que tristesse et larmes, c'est une réunion de la famille comme bien d'autres, meme si les circonstances ne s'y pretent pas, on s'y retrouve apres les funérailles, tous attablé devant bonnes cheres et bons vins, a feter le départ de l'etre aimé comme on feterait un mariage, on s'y surprend a rire, a parler de tout et de rien, on s'y rassemble autour de ces tables, on s'échange souvenirs agréables vécus , et on sait deja qu'il est là au milieu de nous, souriant de nous voir ainsi, réunis, revivant deja, ensuite chacun fait son deuil de l'absence physique , plus ou moins difficilement, mais l'ame est là
elle voyage deja dans l'atmosphere de notre quotidien, elle plane autour de ces photos que l'on ressort, de ces fleurs sur les sépultures, de ces vetements donnés aux etres aimés parce que l'on sait qu'ils les aimeront comme ils l'ont été, aux parfums, aux objets, elle est joie quand l'absence physique est apaisée, elle se transforme en sérénité , alors , pourquoi le jour des défunts, puisqu'ils revivent deja en nous, nous fetons donc La Toussaint simplement .....
samedi 29 octobre
Si j'étais de l'or celte ........
Je serais la paillette d'or brillant dans les yeux malicieux de Gwenn, quand il est heureux, je serai la meche bouclée que Médéric ne supporte plus que rasée, je serais la noisette qui brille en paire de chaque coté du nez d'Yves, je serai , la tache de son qui se seme sur tout le corps d'Erwann en déclinaisons .
Je serai le cuivre qui brille autour des chataigniers, autour de l'étang, je serai le soleil qui pointe a l'horizon, caché entre deux nuages, je serai le varech séché sur le sable blanc, le goémon, engrais si naturel, ammassé par les vents d'hiver au long de la rive, avec au loin comme pour la faire mieux ressortir ce mélange de couleurs bizarres, bleu gris, ensoleillé pour les nues, bleu vert pour les eaux, et ce rose orangé de granit pour les iles a portée de main ou quasiment, qu'il est bon de vivre ici, en cette état de B.A.(Cel) titude qui m'a faite naitre .....au son si particulier de la bombarde et de la caisse plate, sonneurs de mon coeur, que de vent agile vous soufflez a mes oreilles , comme j'aime vos airs qui nous viennt de si loin, de galice, ou de galles, deécosse ou d'Inde, d'ou nous sommes tous venus un jour, celtes que nous sommes ......
lundi 22 août
une chanson poésie de Servat
Gilles Servat |
| Je dors en Bretagne ce soir |
Les pommiers fleuris du printemps
Et la grêle de temps en temps
Sur les talus la blanche épine
La tige fine qui s'incline
Les ajoncs de La Roche-Bernard
Beauté prise dans un regard
Par chance et aussi par vouloir
Je dors en Bretagne ce soir
L'abeille sur le liseron blanc
Et en surface d'océan
L'évanouissement des vagues
L'ombre d'un chemin qui zigzague
La graine des genêts craquant
En plein midi au bord des champs
Par chance et aussi par vouloir
Je dors en Bretagne ce soir
Les bruines de l'arrière-saison
Voilant des ports sans horizon
Une sirène qui résonne
Portant mélancolie d'automne
Le galop fou du vent salé
Sur l'infini des monts d'Arrée
Par chance et aussi par vouloir
Je dors en Bretagne ce soir
L'onglet du pecheur étripant
Le poisson sur le pont glissant
L'alignement mégalithique
Que fait reluire la pluie oblique
Et un peu de neige parfois
Qui blanchit l'ardoise des toits
Par chance et aussi par vouloir
Je dors en Bretagne ce soir
Dans la beauté
la découverte ou l'ignorance
| La découverte ou l'ignorance |
Paroles: Morvan Lebesque. Musique: Tri Yann
Le breton est-il ma langue maternelle ?
Non ! Je suis né à Nantes où on n'le parle pas.
Suis-je même breton ???... Vraiment, je le crois...
Mais de pur race !!!... Qu'en sais-je et qu'importe ?
Séparatiste ? Autonomiste ? Régionaliste ?
Oui et non... Différent...
Mais alors, vous n'comprenez plus :
Qu'app'lons-nous être breton,
Et d'abord, pourquoi l'être ?
Français d'état civil, je suis nommé français,
J'assume à chaque instant ma situation de français.
Mon appartenance à la Bretagne
N'est en revanche qu'une qualité facultative
Que je peux parfaitement renier ou méconnaître...
Je l'ai d'ailleurs fait...
J'ai longtemps ignoré que j'étais breton...
Français sans problème,
Il me faut donc vivre la Bretagne en surplus
Et pour mieux dire en conscience...
Si je perds cette conscience,
La Bretagne cesse d'être en moi.
Si tous les bretons la perdent,
Elle cesse absolument d'être...
La Bretagne n'a pas de papiers,
Elle n'existe que si à chaque génération
Des hommes se reconnaissent bretons...
A cette heure, des enfants naissent en Bretagne...
Seront-ils bretons ? Nul ne le sait...
A chacun, l'âge venu, la découverte... ou l'ignorance !
Je ne suis pas née à Nantes mais en plein Trégor, au bord des rochers de granit rose, des cotes aux eaux azurées ou vertes, aux landes de bruyere mauve et d'ajoncs ras , mais je ne peux que m'etre reconnue au travers de ces lignes, et espere sincerement avoir réussi à opter pour la découverte concernant mes tri poted yaouank (mes trois jeunes garçons)







