samedi 03 décembre
TEMPETE DANS UNE AME
Cette vague qui nous rend fou
A peine sort on du flou
Que deja nous voila a genoux
L'ame de la mer est son goemon
Sur le sable d'hiver nous le retrouvons
Arraché par les lames de fond
Puis soudain au fond de nous quelques mots
Comme quelques écueils de flots
Rien de méchant , rien de beau
Rien de bas, rien de haut
Quelques questions à se poser
Sur la triste mais si réelle banalité
D'une certaine dite humanité
Plus rien à faire ensuite que cicatriser
Les plaies ouvertes , béantes
De l'amie plantée ainsi
Comme le sable remué par les bacchantes
A moins que je ne sois poisson scie
Ne rien dire, se faire oublier, 
Ne plus espérer en l'amitié,
La compassion , les secrets ,
La soi dite complicité
Tout soudainement est effacé par la grande tempete aux abords de l'hiver, la grande marée , avec elle, a drainé , toute une tranche d'un dit passé, qui sera toujours présent, mais tenu maintenant secret ..
jeudi 10 novembre
argh quand....si ....elle ......
Meme sans envie,
Quand la vie s'enfuit
Des matins qui rient
Qui sur l'écran se dépose
Quand soudain j'ose
Fuir la névrose
Litanie des amoureux
Les jours heureux
Ou nous n'étions qu'eux
Vert comme la mer en colere
La peau de la vipere
La couleur de la bruyere
Ou l'on se love
Les nuits fauves
Clair de lune mauve
samedi 01 octobre
Une goutte d'eau salée
Son visage pale semblait porter deja les traces du passage
Elle haletait , la voix rauque quand elle toussait
Ses yeux bleu gris s'entrouvraient encore
Tous les mots qu'elle auraient encore voulu nous dire
Sur les levres n'arrivaient pas
Seule une écume de salive , comme le ressac
apparaiisait au bord de cette bouche si caline
Si douce et autoritaire à la fois,
Elle s'en allait doucement, trop doucement pour nous,
Encore trop vite pour elle, elle avait encore la force de lutter,
La hargne de résister , de survivre
Ou la peur de s'abandonner au néant qui effraie tant
Les paupieres lentement se rabaissent,
alors la main elle laisse sur la sienne réchauffer
disparaitre pour encore quelques instants, ce froid glacial qui l'envahit deja tant
Pourquoi souffre t on pour naitre comme pour disparaitre
Est ce la douleur physique le symbole de la réussite?
Est ce l'acceptation de la souffrance qui éloigne l'errance ?
stop à ces questions sans réponses, let's go to happiness
tu l'as rejoins ce beau jeune homme brun a la moustache fine, et au regard noisette
qui t'a longtemps conté fleurette, qui t'a rendu guillerette,
non ce n'était pas qu'une amourette
et tu l'as su comme lui des le premier jour, malgré tes seize ans
vous vous saviez l'un fait pour l'autre, inséparables, à la vie comme à la mort,
voilà qui est fait, et moi héritage de vous deux , sans yeux gris bleux ni noisettes mais verts comme la mer triste ici en hiver, je reste seule, je dois maintenant grandir à vos niveaux,
comme je vous ai aimés, comme je vous aime, comme je vous aimerai,
comme vous me manquez tous deux, soyez enfin heureux de l'autre coté de la barriere, n'oubliez pas quand meme que sur la terre, nous sommes nombreux a ne pas vous effacer de nos coeurs,
Amitiés d'en bas a ceux d'en haut , pas d'ascenseur en panne, pas de niveaux, juste une image, celle d'un énorme coeur battant à l'amble de vous deux qui vous ressemble,
n'oubliez pas de revenir nous saluer de temps a autre, nos reves vous ouvrent leur porte, nos coeurs vous esperent deja
Bon voyage à toi , Maman, le bout du chemin t'ouvre la délivrance
Une derniere goutte d'eau salée sur ton visage ce soir a coulé,
La derniere larme d'une femme,
La derniere barriere d'une mere,
qu'elle te conduise a ces océans de bonheur depuis si longtemps promis, que tu y retrouves sérénité paix et repos,
A bientot, Je T'Aime
lundi 05 septembre
serf titudes
Qui suis je donc pour avoir un jour été
Celle que je pensais, un etre sur de lui
Empli de certitudes, sans doutes jusqu'ici
Dorénavant jamais plus je ne le pourrai
De qui donc suis je la succession
Pour ainsi douter de moi
Dans la déglutition
De mon personnage a trois
L'un est une Femme Mere
Quelquefois austere
L'autre une Femme Mure
Trop deja ,passé le futur
Quant a Moi, un melange de ces deux là
Et d'un autre etre qui ne dit je ne sais quoi
Envieuse de l'amour, comme des Amours,
Avide de tendresse sans étroitesses,
J'aurais aimé etre glamour;
Je suis loin d'etre une Déesse
Qui est on donc, celle qu'on veut
Ou celle que les autres voient
Celle qui peut
ou l'Autre que l'on ploie
Est on Jamais vraiment libres de ses pensées
De ses doutes peut on se liberer
Plus on avance en age
Moins on croit aux adages
Advienne que pourra
Pourvu que la tendresse ne m'oublie pas
Ou égoistement encore je donnerai
Pour le plaisir de l'autre imparfait
A mes hommes, ceux qui l'ont été le sont, ou le deviendront,
Jamais ne jouez du clairon,pas meme du piston,
Aimez moi comme simplement j'ai essayé
Petite femme sensible, aux miroirs rayés,
Au coeur si tendre qu'un pain n'en a pas la mie,
Qui ne sait plus ou sont ses amis
En a t elle eu un jour,
N'etait ce pas un reve qui court
Que mon coeur en ce matin est gris comme le son
Du glas que j'entends là, future oraison
Funebre, a défaut de sortileges
Envoutants en florilege.....
lundi 22 août
LE REVENIR
Partir pour mieux revenir,
Partir pour mieux repartir,
Courir pour ne plus souffrir,
Hurler de trop souffrir.
Quand mon coeur est de chaux vive, ne t'approches pas,
Ou alors en cendres tu reviendras,
Braises brulantes comme l'été,
Tisons d'herbes séchées
L'été est fini, sans l'avoir senti,
Peu de jours à etre ensemble,
L'été de la vie,
celui qui nous rassemble
L'automne approche
Avec ses notes croches,
Doubles ou Triples,
De branchages nus multiples,
Les couleurs virent au roux
Flamboyant,
Chaud et épicé
Comme les lourdes nuits d'été
La bruine les apaise,
Ces ultimes braises,
Signe d'un temps
Signes d'antan
La cloche des heures
Sonne quatre pleurs
Deja les enfants
Reviennent en chantant
Ils vont gouter
Les mures ramassées
Au creux des fossés
Et s'en empiffrer
Doux souvenirs
D'éclats de rire
De traces mauves
De chaleurs fauves
.......
mardi 09 août
humeurs badines
Ou est donc le temps passé des écoliers,
Le temps passé des blés dorés à moissonner
Dont on cueillait des gerbes avant qu'il ne soit coupé
Comme des bouquets pour encore honorer
Nos soldats dans ces cuivres si bien astiqués
La terre en regorge tout autant
Mais se perdent les traditions d'antan
De la nature remercier
En l'honorant en plein été
Ou sont les équipes de battage
Faites d'hommes de tous ages
Alliant leur force et leur savoir
Pour augmenter a leur tour leurs avoirs
Pendant que les femmes à la cheminée
Toute la journée et au four s'activaient
A cuire les énormes pains et le riz au lait
Dans la chaleur étouffante du four en juillet
Une fois la journée finie, tard à la nuit tombée,
Chacun a la granbde table s'asseyait
Et comme le travail le pain on partageait
Revant deja de la prochaine année
Ces femmes et ces hommes savaient ce que travailler voulait dire
Se tuer a la tache peut on meme dire
Jamais aucun devant l'autre n'a voulu faillir
Ils se soutenaient tous sans mot dire
La convivialité était de mise
L'entraide et pas de méprise
Chacun avait sa place
Qu'importe pourvu qu'on y fasse
Sa part de labeur difficile s'il en est
Entrecoupée de sifflets
De la loco qui deja au matin trop chauffait
Comme le plein été qui la peau leur dorait
Le cidre apaiasait les soifs, ou les augmentait
Suivant les gourmandises et abus de chacun
Y avait il vraiment tant d'abus
Ou n'était ce la qu'un simple chahut
Entre les blagues racontées les airs sifflotés
Tout au long de la journée,
Il fallait bien s'abreuver
Et surtout se motiver
Quand donc pourras tu me raconter la suite Mamie, quand tu auras rejoint Pappi au paradis,
oui mon enfant je viendrais en tes reves gentiment te hanter et a mon tour
continuer de te raconter ce qu'il ne t'a pas encore dit
mais maintenant vas te coucher demain nous irons glaner quelques épis de blés
lundi 08 août
humeurs couleurs
Sur une aquarelle
Le peintre laisse s'envoler ses ailes,
A coup de pinceaux,
de tous cotés, de bas en haut
Une touche de jaune, soleil égaré
Dans cette campagne aérée,
Un coeur y attend assoiffé
De ce besoin fort d'etre aimé
Une touche de rouge, coquelicot écrasé,
par tant de force , de souci de volonté,
Couleur de la braise d'un feu allumé
Au creux de ce superbe été
Une touche de bleu, volée au coin de tes yeux,
Brillants comme de sublimes porcelaines,
Te voila arrivée , divine chatelaine,
A la porte de ce lieu mystérieux
Ou sommes nous demandes tu
Nulle part et partout à la fois
Là ou le bonheur est loi
Là ou personne ne tue
C'est donc ainsi la vie
Un éternel paradis
Et non l'enfer décrit
par ceux qui ont péri
L'enfer comme le paradis, ma belle
Ne sont que périodes, tu choisis celle
Qui te convient vraiment, et tu oublies
Que l'autre existe ,ouvres tes ailes
Viens te réfugier aupres de mon coeur
Là aucune crainte, aucune peur
Sinon celles des bonheurs,
Est ce donc ce que l'on appelle aimer?
Oui, rever, vivre et exister
Le reste n'est que vanité






