mardi 29 novembre
Mille et une fleurs pour vous
Un bouquet de fleurs auquel je souhaiterai accorder la magie de l'amitié, de son pouvoir, de son espoir, des remerciements que je lui ois, de ce vilain passage dont je sors grace à elle, merci pour vos mots, vos attentions, vos chaleurs, vos tendresses
samedi 26 novembre
fleur de mots orientaux
Les mots que l'on n'a pas dits sont les fleurs du silence
celtic blues
gris le ciel, le soleil ,l'amour quand c'est fini
noir le coeur, le deuil de l'autre, le sang coulé
blancs d'impureté, silences de sérénité a retrouver
chagrin d'amour, chat grain de lumiere
hier printemps aujourd'hui hiver
la terre tourne, le temps s'écoule
et la vie coule comme un torrent
a chaque roche son beau temps
a chaque flot son pourtant
que la vie est colorée meme en noir et blanc
clin d'oeil d'une f..............................................................
jeudi 24 novembre
une des phrases nombreuses qu'Ernest Renan a dites, Trégorrois avant tout .....
Quand on se place du point de vue du système solaire, nos révolutions ont à peine l'amplitude de mouvements d'atomes.
mercredi 23 novembre
San Gireg
Voici une jolie légende, ou une superstition, comme vous voudrez, comme diraient les touristes qui viennt à l'oratoire de Saint Guirec..... Pour moi elle fut légende , puis superstition jusqu'au jour ou, sourire ....... Saint Guirec est un des nombres moines irlandais venus en Bretagne dans une auge en pierre en guise de bateau. Un oratoire lui a été dédié ainsi qu'une superbe chapelle au fond d'une des nombreuses criques de Ploumanach, en Perros Guirec ( Ploumanach' = Paroisse du moine ) . Dans l'oratoire ci contre, les gens du pays avaient fait
déposé une statue en bois du Saint, qu'il a fallu changer au bout de nombreuses années, car elle n'avait plus de nez, elle a depuis été changée par une statue en granit, dont le nez tout autant commence lui aussi a faire place à un énorme trou plus qu'autre chose . La raison en est la suivante, la tradition était qu'au cours de la derniere nuit ou du premier jour de
l'année, les jeunes filles viennent y piquer une aiguille dans le nez du saint, celle qui y restait planté assurait le mariage dans l'année, sinon il fallait revenir la semaine suivante ....J'étais quant a moi sceptique, quand on connait la dureté du granit, imaginez qu'une aiguille puisse y tenir tenait pour moi du ridicule, j'avais essayé plusieurs fois , sans
jamais y avoir réussi, jusqu'au 1er Janvier 1986 , ou enfin elle y est restée fichée , impossible de l'en sortir, croyez ou non, je me suis mariée en Mai 1986......Depuis cette anse, aux rochers énormes, au Chateau de Costaéres est mon endroit favori, celui qui ressemble le plus au tempérament des gens d'ici, le plus vrai, meme si un des plus touristiques, libre a vous de venir vérifier ;-)
mardi 22 novembre
leçon de vie
ce soir réunion de parents d'éleves au college, chacun attend son tour a l'entrée des classes, une maman fatiguée des critques acerbes de sa fille lance : Quand on devient parent, on commence pr apprendre l'humilité .......
et oui, belle leçon aux parents que nous sommes .....
lundi 21 novembre
AIMER PAR TOUS TEMPS .......
Le verbe aimer est difficile à conjuguer :
son passé n'est pas simple ,
son présent n'est qu'indicatif ,
et son futur est toujours conditionnel .
Jean COCTEAU
dimanche 20 novembre
DANS LEURS PAS
Il parait que l'hiver est arrivé ....
Le froid serait deja là ..... Je ne m'en rends pas compte , depuis quelques jours, mon soleil rebrille à nouveau...La mauvaise lune a du passer, et avec elle tous mes regrets, mes chagrins passés
Envie de revivre à nouveau, dix mille fois plus passionnément que ces derniers temps, ne plus etre seulement que sa femme ou leur maman, etre moi , une fille d'ici, avec le coeur battant à l'allant des dans ficel ou plinn, aux oreilles emplies ds vibrations cheres a mon coeur des bombardes, cornemuses et caisses claires, aux mains pleines de ce sablegranuleux, rose orangé, de la cote de granit qui s'effrite...
Hier soir, nous étions réunis avec de nombreuses connaissances, pourencourager
l'école de musique et de danse bretonne de Tréguier, une des deux écoles du Bagad Bro Dreger, Bagad du Trégor ; mon coeur n'a pu retenir quelques larmes d'émotions, à l'écoute de ma bombarde quasi naissante de Gwenn,quelle fierté de l'entendre émettre ce son strident qui nous vient de si loin , quelle victoire sur la vie, lui dont nous pensions qu'il aurait toujours du mal a trouver son souffle, apres avoir failli le perdre enfant... Petit homme en bleu, bleu de la mer, bleu du ciel d'aujourd'hui, aux taches de son, aux cheveux jaune paille rouillée , ni blond ni roux et les deux à la fois
Quels plaisirs de trouver là cette chaude ambiance qui ici, nous fait oublier l'hiver, le froid, les problemes de tous les jours, quand tout le monde se tient par le petit doigt, lon lon la lon lon lere, comme disait le barde Botrel, quand aucune distinction ne nous sépare au son du rythme imposé par les roulements de caisse claire , de Brieuc et de Marc, des envols de cornemuses de Jean Yves et Michel, auxquelles répondaient les bombardes de Gwenn, de Maryse ....
Et là se levant d'un seul élan, toutes générations, classes confondues, comme de toujours ici pour la fete, tout le monde s'approchait , se mettait en place et dansait en une liane ondulant autour d'eux, se tortillant dans tous les sens comme nos vieux chemins, toujours en rythme, avec ce plaisir lisible sur les visages, perceptible dans les yeux, dansles élans dans les pas.......
Nous reprenons leurs traces a ceux qui ont ainsi fait la fete pendant des siecles, au son de ces instruments barbares aux oreilles de certains, au pas de ces danses particulieres , tres faciles en apparence, mais si difficiles, je revenai des siecles en rriere, j'imaginais, ces femmes aux formes pulpeuses, dans leur lourd costume strict du dimanche noir, et blanc, je voyais s'envoler les ailettes de leur coiffe au rythme des caisses claires, de leur roulement .....
Les paillettes dans les yeux ressemblaient fortement aux reflets des fils brodés sur les tabliers , entrelacs jaunes d'ajonc stylisé, de cercles celtes, semblables aux cercles de danseurs.....
Qu'il est bon de voir ses fils prendre du plaisir à continuer la tradition sans meme s'en rendre compte,tant ils ont plaisir a apprendre ce qui pour eux est naturel, éducation et continuité des générations, respectueuses et si douces au regard de leur mere ....
Nous sommes sortis de la salle , le froid était là, mais dans les coeurs si chaud de cette gaieté de vivre, nous avons attendu que le givre fonde sur la voiture, pour faire les quelques kilometres qui nous éloignaient de la maison, deja revivants de ces musiques et danses venant de si loin ......
jeudi 17 novembre
Sept heures du soir .......
La nuit tombée est deja bien noire, pas de lune, juste une étoile, celle du Nord, quelques reflets de phare sur la route qui longe la riviere, permettent d'y voir le brouillard du à la chaleur de l'eau.
Les lampadaires s'entourent de halo, le froid s'installe, ces quelques points lumineux, de part et d'autre du pont, l'un éclairant la boite aux lettres, l'autre, l'enseigne de l'ex escale, ancien restaurant réputé, dont la maison n'a gardé que le nom et la porte a la sonnette brinquebalante .
On se dirait comme dans une ville morte de western, mon western a moi, du bout de la france, petite commune jadis réputée pour ses moulins et teillages de lin, comme pour ses chiffonniers qui parcouraient le pays pour récolter de quoi revendre et survivre....
Mon quartier est le leur, du coté du bas du pont, meme si en breton
aimon dit , le bout du pont, que l'on a traduit en français par la tete du pont, le chef du pont, pour les gens d'ici, nous sommes au bas du pont, au bas de la cote, du mauvais coté de la riviere
Du coté des pauvres gens, des mendiants et des chiffonniers, des couvreurs , de toutes ces petites gens qui avaient leur langag villaj, leur patois local, différencié du breton, qui faisaient qu'eux seuls se comprenaient, un
monde dans un autre, la misere exilée à l'extérieur de la ville...
En rentrant ce soir à la maison, revenant daheter des cigarettes, j'avais le sentiment de les entendre et de les revoir, ceux de leurs enfants ou petits enfants que j'ai connus, qui vivotaient encore dans la précarité et dans la misere, carrément pour certains, mais avec trop d'honneur pour mendier
Comme quoi il ne faut pas aller vivre dans une grande ville et au vingt et un ieme siecle pour comprendre d'ou peu venir une violence a l'entour d'une cité installée, avec ses barrieres populaires, mais ces barrieres travailleuses , qui ne comprennent que rarement cette discrimination que l'on leur fait vivre
Meme ici, en bretagne, dans une commune de mille habitants a peine, on pratique depuis 
des sieles, entre gens du pays , la discriminations sociale, sans parler de race ou religion, alors ouvrons nous aux autres, et oublions nos craintes, que chacun ait enfin le droit de vivre correctement, sans avoir a quémandr quoique ce soit, respectons nous tous avant de vouloir etre respectés ..........
A tous les tudonou, poatred villaj, poatred toc toc, qui ont sué corps et ames et n'ont été reconnus qu'apres leur mort, par respect pour ces travailleurs, en souvenir de leurs peines et douleurs, aimons nous et essayons d'aimer les autres, apres le respect s'installera seul
Coup de gueule d'une bretonne , exilée dans son quartier a cent metres de son lieu de naissance.........
JUST AN ENGLISH MAN .................
L'amour est une fumée faite de la vapeur des soupirs .
W. Shakespeare










